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« PARIS DONNE UN MANTEAU DE LUMIÈRE AUX IDÉES »

- VICTOR HUGO -

Du vrai surnaturel caché dans Paris

26.12.2016

Des vitraux dans une église, c'est bien. Mais je sais ce que vous vous dites... Il n'y a pas de quoi fouetter un chat non plus.

 

D'accord, mais je vous assure que ces vitraux ne ressemblent pas à ceux que vous avez l'habitude de voir. Et pourtant, à Paris, on est servis. Il faut dire que la Sainte-Chapelle compte un peu plus de 600m² de vitraux (sans compter la rose) et que Notre-Dame-de-Paris dispose de 115 vitraux dont deux roses de 13m de diamètre. Alors avec 175 églises dans la capitale, on ne s'étonne pas que les Parisiens soient blasés du vitrail.

 

Si l'église Saint-Séverin, dans le quartier latin, est l'une des plus anciennes de Paris, ses vitraux sont, comme elle, à dater de différentes époques. On trouve des vitraux gothiques du XVe siècle (habituel pour un Parisien mais amaaaaaaazing pour un américain), on trouve des vitraux du XIXe siècle en hauteur sur les bas-côtés, mais la petite merveille est au fond du chœur de l'église. Ces vitraux datent de 1970, et ils n'ont pas fini de faire parler d'eux.

 

Dès leur pose, ils ont suscité l'indignation. L'artiste, Jean Bazaine, a pourtant tout pour plaire : il est catholique, il revendique sa tradition de l'art français et il a même déjà travaillé pour la cathédrale de Chartres. Oui mais voilà, son travail a Chartres était déjà polémique. Pourquoi ? Parce que ses vitraux relèvent de ce que l'on appelle "l'art abstrait". Il représente des formes, des nuances et des couleurs et donne des titres à ses oeuvres. Du coup, on trouve son travail hermétique.

 

Pour Bazaine, l'idée est la suivante : au Moyen-Âge, on devait faire passer la spiritualité dans le vitrail. Il fallait pour ça représenter les saintes et les saints dans la lumière. Aujourd'hui, nous vivons à une époque de l'image réaliste dans la lumière au quotidien avec la télé, la photo (et encore, il n'y avait pas Youtube à l'époque). Donc il fallait différencier la spiritualité des images quotidiennes. Voilà pourquoi, pour lui, le vitrail du XXe siècle doit s'adresser à la sensibilité avant tout. D'ailleurs, il ne parlait pas de "spirituel" mais de "surnaturel"...

 

Alors pour plonger aux frontières du réel et voir si la vérité est ailleurs, (peut-être chez VIncent Delerm ? Je ne crois pas) faites un tour rue Saint-Séverin dans l'église du même nom.

 

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