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- VICTOR HUGO -

Un vrai tag révolté caché dans Paris

27.02.2017

Il y a les révoltés qui, à 14 ans, vont dans un magasin d'arts créatifs pour acheter une bombe de peinture à 30 € et taguer des mots d'ordres percutants qui ébranleront le système. Et il y a ceux qui prennent les armes pour établir un nouveau gouvernement.

 

En 1871, chose rare dans l'histoire, c'est la deuxième catégorie qui a été la plus nombreuse à Paris.

 

Un an plus tôt, les Parisiens ont eu à subir un siège de l'armée prussienne. Privés de nourriture, ils se sont mis à chasser les rats, les chiens, les chevaux. On raconte même que l'éléphant et la girafe du zoo de Vincennes sont passés à la casserole. Et finalement, ces mois de souffrance n'ont abouti qu'à la défaite piteuse de la France, offrant à l'Allemagne naissante l'Alsace et la Moselle. C'en était trop pour les Parisiens.

 

Aussi, le 18 mars 1871, ils décrètent le nouveau gouvernement de la Commune de Paris. Les dirigeants de la République s'expatrient à Versailles. Pendant trois mois, le nouveau gouvernement parisien met en place des mesures particulièrement novatrices : encadrement des loyers, liberté syndicale, égalité femmes-hommes, droit de vote des étrangers...

 

Mais le 21 mai, le gouvernement versaillais d'Adolphe Thiers envoie l'armée dans Paris pour réprimer cette révolution. En une semaine, on compte près de 30 000 morts et 40 000 prisonniers. Cet épisode reste inscrit dans l'histoire de France sous le triste nom de "semaine sanglante".

 

L'un ou l'une de ces révoltés a eu l'idée de se cacher dans l'église Saint-Paul-Saint-Louis, au 62, rue Saint-Antoine, dans le Marais. Mais les soldats sont entrés dans l'église. Sentant sa fin proche, ce(tte) révolutionnaire inconnu(e) a pris soin d'écrire à la peinture rouge, à toute hâte les mots "REPUBLIQUE FRANCAISE OU LA MORT" sur l'un des piliers de l'église.

 

On n'a jamais pu savoir qui avait écrit ces mots, ni ce qu'il ou elle était devenu(e). Peut-être un révolté de 14 ans sorti d'un magasin d'arts créatifs ? Ce que l'on sait en revanche, c'est que l'église n'a pas ménagé ses efforts par la suite pour tenter d'effacer ce graffiti. Pourtant, il est toujours là et porte avec lui la mémoire d'une page de l'Histoire de France.

 

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