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« PARIS DONNE UN MANTEAU DE LUMIÈRE AUX IDÉES »

- VICTOR HUGO -

Un vrai asile de riches caché dans Paris

11.09.2017

"Plaidez la folie !" Si vous êtes un amateur de séries judiciaires, vous vous surprenez de temps en temps à vouloir conseiller aux personnages et à leurs avocats des feintes pour échapper à la sanction. "Plaider la folie" en est une (qui marche plus à la télé que dans la réalité).

 

Aujourd'hui, pour être jugé irresponsable pénalement, il y a une procédure stricte et très encadrée et des experts psychiatriques doivent émettre un avis éclairé...  Mais comment faisait-on avant la naissance de la psychiatrie ?

 

A Paris, un menuisier du nom de Jacques Belhomme a eu de brillantes idées à ce sujet à l'époque de Louis XV.

 

Petit artisan dans le quartier de Charonne, il accepte un jour la demande de ses voisins aristocrates de s'occuper de leur enfant handicapé mental, moyennant finances. Il se rend vite compte que ce service rapporte plus que le travail du bois. Très vite, il fait savoir aux nobles de toute la région qu'il peut s'occuper des enfants que ceux-ci souhaitent cacher en société : ceux qu'à l'époque on nomme "les fous" ou "les idiots".

 

Son commerce prospère, mais à la révolution il est confronté à un double problème : d'une part, les nobles fuient le pays (ou sont raccourcis), et d'autre part l'état qui manque de places de prisons lui demande de participer à l'effort en mettant sa pension à contribution.

 

Belhomme a l'idée de proposer aux aristocrates condamnés à la prison une place dans son établissement. Contre un conséquent dessous de table, il vous faisait un "certificat de folie" en bonne et due forme qui pouvait vous sauver de la guillotine.

 

De très nombreux "patients" fortunés sont passés chez Belhomme jusqu'au jour où la combine a été découverte et qu'il a été jugé pour corruption. En 1794, il est gracié par le tribunal. La "pension Belhomme" a subsisté sans son créateur, avec le travail d'aliénistes importants. Elle a servi d'asile, puis de clinique psychiatrique jusqu'au 20e siècle.

 

Propriété de la municipalité, l'endroit sert maintenant au centre d'action sociale de la Ville de Paris pour les personnes âgées. Vous pouvez en voir le seul bâtiment restant au 157-161 rue de Charonne (passez le porche et traversez le jardin).

 

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