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« PARIS DONNE UN MANTEAU DE LUMIÈRE AUX IDÉES »

- VICTOR HUGO -

Une vraie traboule cachée dans Paris

10.07.2018

Les Lyonnais sont réputés pour la rosette, Guignol et les traboules. On ne parlera pas ici de charcuterie (c'est déjà fait là) ni de Guignol (c'est ici), mais on va évoquer la traboule.

 

Ce  mot lyonnais vient du latin Trans- (à travers) -ambulare (marcher), soit littéralement : traverser. Mais comme les lyonnais ne font rien comme les autres, ils appellent ça trabouler.

 

A Paris, on a longtemps traboulé aussi. Avant les travaux haussmanniens, le centre de Paris était fait de rues sinueuses. Il arrivait que deux rues très proches ne soient pas reliées entre elles. En somme, il fallait marcher bien plus qu'aujourd'hui pour les mêmes distances, d'autant qu'il n'y avait pas de transports en commun (jusqu'en 1828). Les passages couverts servaient alors à passer à pied sec et en quelques minutes d'un quartier à l'autre.

 

Haussmann a complètement transformé Paris en perçant de larges avenues, formant un réseau de rues très efficace. En quelques années, les passages couverts disparaissent les uns après les autres. Les immeubles haussmanniens fleurissent avec des cours qui communiquent souvent entre elles et permettent de trabouler sans le dire (ici c'est Paris !)

 

Dans les années 50, les cours sont fermées, rendant impossibles les traversées. 30 ans plus tard, les interphones et digicodes terminent d'isoler les immeubles entre eux.

 

Pourtant, quelques traboules demeurent, mais surtout, de rares fois, on peut découvrir derrière une façade banale, une cour qui donne sur une autre façade plus ancienne. C'est le cas au 131 bd Sébastopol, où une façade pas extra cache ce qu'on appelle le "passage des Dames" qui n'est indiqué nulle part et qui rappelle qu'à cet endroit, les religieuses de St-Chaumont avaient installé une pension. On devine, devant la richesse de la façade intérieure, que la pension était pour les invités fortunés. Il faut donc entrer pour la voir, mais si vous parvenez à trabouler, vous accéderez directement à la cour du 224 rue St-Denis, où la façade intérieure est elle aussi sublime. En ressortant, vous trouverez à l'extérieur une façade haussmannienne à nouveau sans grand intérêt.

 

Voilà donc deux belles façades littéralement cachées au cœur de Paris !

 

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